Publié le 15 mai 2024

Visiter le MAMCO n’exige pas un diplôme en histoire de l’art, mais simplement d’accepter de jouer à un jeu de piste où chaque indice est accessible.

  • Le bâtiment industriel n’est pas un décor, mais la première œuvre à décoder.
  • Le cartel explicatif n’est pas une « correction », mais la clé qui révèle l’intention de l’artiste.
  • Le but n’est pas forcément « d’aimer », mais de comprendre le dialogue que l’œuvre propose.

Recommandation : Commencez par une visite flash ou une nocturne gratuite pour une première approche en douceur, et utilisez ce guide comme votre boîte à outils personnelle.

Vous êtes devant l’entrée du MAMCO, le Musée d’art moderne et contemporain de Genève. Une appréhension vous saisit. Vous vous remémorez votre dernière expérience : des salles immenses, des objets qui vous ont laissé perplexe et ce sentiment désagréable de ne « rien y comprendre », peut-être même accompagné de la fameuse pensée : « Honnêtement, mon enfant pourrait faire pareil ». Cette sensation d’exclusion face à l’art contemporain est bien plus répandue qu’on ne l’imagine. Elle n’est pas le signe d’un manque de culture, mais plutôt d’un manque de clés de lecture.

Face à ce sentiment, les conseils habituels comme « laissez-vous porter par l’émotion » sonnent souvent creux. Comment se laisser porter quand on se sent complètement perdu ? L’élitisme qui entoure parfois ce milieu n’aide pas. Beaucoup pensent qu’il faut un savoir encyclopédique pour oser avoir un avis. Et si la véritable approche n’était pas de chercher à tout savoir, mais d’apprendre à regarder différemment ? Si l’art contemporain n’était pas une énigme indéchiffrable mais plutôt un jeu de piste, une enquête où le visiteur est le détective ?

Cet article est conçu comme une « boîte à outils » pour décomplexer votre visite. Nous n’allons pas vous dire quoi penser, mais comment vous forger votre propre opinion. Loin du jargon et des postures, nous allons vous donner des clés concrètes pour décoder le langage du MAMCO, de son architecture brute à ses œuvres les plus déroutantes. Vous apprendrez à lire les indices, à poser les bonnes questions et, finalement, à transformer votre visite en une conversation passionnante avec l’art. Car le but n’est pas de tout aimer, mais de comprendre pourquoi vous aimez, ou pourquoi vous n’aimez pas.

Pour vous accompagner dans cette nouvelle approche, nous avons structuré ce guide en plusieurs étapes clés. Chaque section est conçue pour répondre à une interrogation fréquente ou à un blocage typique du visiteur néophyte, transformant chaque doute en une opportunité de découverte.

Pourquoi le bâtiment du BAC (ancienne usine) fait-il partie intégrante de l’expérience artistique ?

La première œuvre que vous rencontrez au MAMCO n’est pas un tableau, mais le bâtiment lui-même. Oubliez les colonnes de marbre et les parquets cirés des musées traditionnels. Ici, vous entrez dans une ancienne usine de la Société Genevoise d’Instruments de Physique (SIP), un espace industriel brut qui a été volontairement conservé. Ce choix n’est pas anodin ; il est la première clé de lecture de votre visite. En refusant l’écrin intimidant du « temple » culturel, le MAMCO vous dit d’emblée : « ici, l’art dialogue avec le réel, le travail, l’histoire industrielle ».

Les murs en béton, les tuyauteries apparentes et les volumes immenses ne sont pas juste un décor, ils créent une conversation permanente avec les œuvres. Une installation fragile peut paraître encore plus délicate en contraste avec la rudesse du béton. Une sculpture monumentale peut dialoguer avec l’échelle de l’espace. Le musée déploie ses collections sur plus de 3 500 m² d’espaces bruts, où la mémoire ouvrière du lieu infuse l’expérience. Vous n’êtes pas dans un lieu sacré et silencieux, mais dans un laboratoire, un atelier où l’art se fabrique et se questionne.

Cette approche désacralise l’art et le rend plus accessible. Le bâtiment vous invite à être un explorateur plutôt qu’un fidèle. Chaque étage, chaque recoin peut révéler une nouvelle perspective. Avant même de regarder une œuvre, prenez un instant pour observer comment elle habite l’espace. Comment la lumière de l’ancienne usine tombe sur elle ? Comment les proportions de la salle influencent votre perception ? Comprendre cela, c’est déjà avoir décodé 50% de l’expérience du MAMCO.

Visite flash ou guidée : quelle option choisir pour avoir les clés de lecture sans s’ennuyer ?

La peur de « s’ennuyer » au musée est légitime. Face à un dédale d’œuvres potentiellement hermétiques, l’idée de déambuler pendant des heures peut être décourageante. Le MAMCO propose plusieurs formats de médiation pensés pour différents profils de visiteurs. Le choix entre une visite « flash » et une visite guidée classique dépend entièrement de l’expérience que vous recherchez. Il ne s’agit pas de choisir entre une option pour « débutants » et une pour « experts », mais entre deux manières d’entrer en conversation avec les œuvres.

La visite guidée classique est l’option idéale si vous souhaitez un accompagnement complet. Le médiateur ou la médiatrice n’est pas là pour vous imposer une lecture, mais pour vous raconter des histoires, donner du contexte, attirer votre attention sur des détails et, surtout, répondre à vos questions. C’est l’occasion parfaite de dire à voix haute « je ne comprends pas » et d’obtenir une explication claire et accessible.

Guide culturel en interaction avec un groupe de visiteurs dans un espace muséal

Comme on peut le voir, l’interaction avec un guide passionné peut totalement transformer la perception d’une œuvre. Cependant, si vous avez peu de temps ou si vous préférez une approche plus autonome, la visite « flash » de 30 minutes est une excellente porte d’entrée. Elle se concentre sur une ou deux œuvres phares, vous donnant des clés de lecture ciblées que vous pourrez ensuite appliquer par vous-même au reste de l’exposition. C’est un « shot » de contexte, un apéritif culturel qui ouvre l’appétit sans saturer. C’est souvent la meilleure option pour une première fois, car elle démystifie l’expérience sans vous submerger d’informations.

Comment expliquer l’œuvre « L’Appartement » à quelqu’un qui pense que « mon enfant pourrait faire pareil » ?

C’est la phrase qui fuse face à une pile d’objets, une toile monochrome ou une installation minimaliste. Et elle est particulièrement pertinente face à une œuvre comme « L’Appartement », présentée au MAMCO. Il s’agit d’une reconstitution de l’appartement-galerie parisien de Ghislain Mollet-Viéville, un collectionneur et agent d’art. À première vue : un intérieur sobre, des meubles design, quelques œuvres discrètes. La réaction est quasi inévitable : « Mais… c’est juste un appartement ! Où est l’art ? ».

Étude de cas : « L’Appartement » de Ghislain Mollet-Viéville

En présentant la reconstitution de cet appartement-galerie, le MAMCO ne nous montre pas seulement des objets, mais une idée. Entre 1975 et 1991, ce lieu réel, au 26 rue Beaubourg à Paris, servait à la fois de lieu de vie et d’espace d’exposition pour l’art minimal et conceptuel. Comme le précise l’historique de cette œuvre, son intégration au musée questionne les frontières entre l’art et la vie quotidienne. L’œuvre n’est pas le canapé ou la lampe, mais le concept même de transformer un espace de vie en une déclaration artistique. Elle nous demande : où commence l’art et où s’arrête le quotidien ? Un objet usuel peut-il devenir une œuvre d’art simplement par la volonté de l’artiste et le contexte dans lequel il est présenté ?

L’argument « mon enfant pourrait faire pareil » s’effondre ici. Un enfant peut empiler des cubes, mais a-t-il l’intention de questionner l’histoire de l’art, le statut de l’objet et la fonction d’un lieu d’exposition ? Non. L’art conceptuel, dont « L’Appartement » est un exemple, déplace la valeur de l’œuvre de la maîtrise technique (le « savoir-faire ») vers l’intention (le « faire-savoir » et le « faire-penser »). La prochaine fois que vous êtes face à une œuvre déroutante, ne vous demandez pas « Est-ce que c’est bien fait ? », mais plutôt « Qu’est-ce que l’artiste essaie de me dire ? Quelle règle est-il en train de tordre ? ».

L’erreur de juger une œuvre en 3 secondes sans lire le cartel explicatif

Dans un monde où notre attention est sollicitée en permanence, le réflexe est de survoler. Au musée, cela se traduit par un balayage rapide des salles, un jugement à l’emporte-pièce en quelques secondes, puis on passe à la suite. C’est l’erreur la plus commune et la plus frustrante, car elle garantit de passer à côté de l’essentiel. Ignorer le cartel, ce petit texte placé à côté de l’œuvre, c’est comme essayer de regarder un film en langue étrangère sans les sous-titres : on peut apprécier l’image, mais on manque toute l’histoire.

Le cartel n’est pas un « corrigé » qui vous dit ce que vous devez penser. C’est une clé de décodage offerte par le musée. Il fournit des informations minimales mais cruciales : le nom de l’artiste, le titre de l’œuvre, l’année de création et souvent les matériaux utilisés. Parfois, un texte plus long ajoute un élément de contexte, une piste d’interprétation ou une citation de l’artiste. Ces informations changent tout. Une simple date peut révéler qu’une œuvre, qui nous semble banale aujourd’hui, était incroyablement révolutionnaire pour son époque. Le titre peut transformer une simple forme abstraite en un paysage ou une émotion.

Visiteur concentré lisant attentivement un cartel d'exposition

Prendre 30 secondes pour lire attentivement le cartel avant de regarder l’œuvre une seconde fois est un exercice simple qui décuple la richesse de l’expérience. C’est un acte de curiosité qui signale à votre cerveau de passer du mode « jugement » au mode « enquête ». C’est à ce moment-là que le dialogue commence. Vous n’êtes plus un consommateur passif d’images, mais un partenaire actif dans l’interprétation de l’œuvre.

Plan d’action : décoder une œuvre en 5 étapes

  1. Premier regard (2 secondes) : Ne jugez rien, observez juste votre toute première impression brute : attirance, rejet, perplexité, ennui ?
  2. Lecture du cartel : Lisez le titre, l’artiste, la date, les matériaux. Lisez le court texte s’il y en a un. Repérez les mots-clés.
  3. Deuxième regard (30 secondes) : Fort de ces informations, regardez à nouveau l’œuvre. Est-ce que le titre change votre perception ? La date vous fait-elle comprendre son audace ? Les matériaux vous surprennent-ils ?
  4. Questionnement : Pourquoi l’artiste a-t-il choisi ce format ? Ce matériau ? Ce titre ? Quel est son message, son jeu, sa critique ?
  5. Votre avis (enfin !) : Maintenant, et seulement maintenant, vous avez le droit de conclure : « J’aime », « Je n’aime pas », « Ça me laisse perplexe ». Mais votre avis est désormais informé et argumenté.

Quand profiter des nocturnes gratuites pour une sortie culturelle afterwork différente ?

L’une des meilleures façons de découvrir le MAMCO sans pression est de profiter des moments où l’ambiance est plus détendue et l’accès facilité. Pour les Genevois et les visiteurs de passage, les nocturnes sont une occasion en or. Le musée propose en effet des nocturnes gratuites le premier mercredi de chaque mois. C’est le plan parfait pour un afterwork culturel qui change des traditionnels verres en terrasse.

L’atmosphère y est souvent différente. Moins formelle, plus vivante, elle attire un public varié. C’est l’opportunité de découvrir le musée à votre rythme, de vous concentrer sur une seule section ou de simplement flâner. Le seuil psychologique de la billetterie étant levé, on se sent plus libre d’entrer juste pour 20 minutes, pour revoir une œuvre qui nous a marqué, ou pour simplement tester l’expérience. Selon le programme officiel du MAMCO, la gratuité s’étend généralement jusqu’en début de soirée, offrant une fenêtre idéale après le travail.

Pour une expérience « afterwork » complète, il est judicieux de l’intégrer dans une soirée au cœur du Quartier des Bains, le pôle artistique de Genève. Le MAMCO est la locomotive de ce quartier qui regorge de galeries d’art contemporain, de centres culturels et de lieux conviviaux. Profiter de la nocturne peut être le point de départ d’un parcours plus large :

  • 18h00 : Arriver au MAMCO pour profiter de la gratuité et d’une affluence encore modérée.
  • 18h30 : Participer à la visite « flash » gratuite souvent proposée lors de ces soirées pour avoir quelques clés.
  • 19h00 : Explorer les autres espaces du Bâtiment d’Art Contemporain (BAC), comme le Centre d’Art Contemporain Genève.
  • 20h00 : Débriefer de vos découvertes autour d’un verre au Café des Bains, attenant au musée.
  • 20h30 : Si c’est un soir de vernissage commun, prolonger l’exploration dans les galeries du quartier, souvent ouvertes tard.

Comment l’architecture de Jean Tschumi reflète-t-elle les idéaux de santé mondiale des années 60 ?

Bien que le MAMCO soit logé dans une ancienne usine, il est impossible de parler d’architecture à Genève sans évoquer l’influence d’architectes comme Jean Tschumi. Son œuvre la plus emblématique, le siège de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) construit dans les années 60, incarne un esprit moderniste qui, paradoxalement, trouve un écho dans la philosophie d’un lieu comme le MAMCO. L’architecture de Tschumi pour l’OMS reflète les grands idéaux de l’après-guerre : transparence, fonctionnalité, et une croyance dans le progrès international.

Les façades de verre, les plans ouverts et la clarté structurelle du bâtiment de l’OMS n’étaient pas de simples choix esthétiques. Ils symbolisaient une organisation ouverte sur le monde, transparente dans ses actions et rationnelle dans son approche de la santé mondiale. C’était une architecture qui se voulait universelle, démocratique et tournée vers l’avenir. Cet esprit, typique des années 60, visait à rompre avec les styles monumentaux et opaques du passé.

Quel est le lien avec le MAMCO ? Bien que son enveloppe soit industrielle, l’esprit du musée partage cette volonté de rupture et de transparence. En choisissant une usine plutôt qu’un palais, le MAMCO refuse l’opacité et l’élitisme du musée traditionnel. Il propose un espace fonctionnel, modulable, où la circulation est fluide et où l’art est présenté de manière directe, sans la pompe des institutions classiques. Tout comme Tschumi voulait rendre visibles les rouages de la santé mondiale, le MAMCO rend visibles les rouages de la création contemporaine, y compris l’espace physique dans lequel elle est exposée. C’est un héritage indirect, un fil spirituel qui relie l’optimisme moderniste genevois des années 60 à la démarche d’ouverture de l’art contemporain aujourd’hui.

Pourquoi les mises en scène modernes choquent-elles les puristes mais attirent un nouveau public ?

L’art contemporain, par définition, cherche à repousser les limites, à questionner les conventions et à proposer de nouvelles manières de voir le monde. Cette démarche de rupture est souvent ce qui « choque » ou déroute un public habitué à des formes d’art plus classiques, où la beauté et la maîtrise technique sont les principaux critères de jugement. Une mise en scène moderne qui utilise des objets du quotidien, du son, de la vidéo ou qui demande la participation du spectateur, peut sembler déconcertante pour les puristes, mais c’est précisément ce qui la rend fascinante pour un nouveau public.

Ces approches attirent des visiteurs qui ne se reconnaissent pas dans le silence intimidant des musées traditionnels. Elles parlent leur langage, utilisent des médias qu’ils connaissent et abordent des thématiques qui résonnent avec leur quotidien. C’est une volonté de dialogue incarnée par de nombreux acteurs culturels. Comme le souligne la créatrice de la chaîne YouTube « Art Comptant Pour Rien », Laure Bernard :

J’essaye de briser cet élitisme qui conditionne notre rapport à l’art ou qui nous empêche simplement d’y avoir accès.

– Laure Bernard, Article RTBF

Cette démarche de démystification trouve un écho considérable. Le succès de la vulgarisation culturelle en ligne le prouve : le public est avide de comprendre, à condition qu’on lui parle simplement. Des initiatives comme celle de Laure Bernard, qui rassemble des dizaines de milliers de personnes, montrent qu’il existe une demande massive pour un art plus accessible. Comme le rapporte la RTBF, le succès de sa chaîne, qui compte près de 65 000 abonnés, prouve que le public ne rejette pas l’art contemporain, mais l’élitisme qui l’entoure parfois. Les musées comme le MAMCO, par leurs choix de programmation audacieux et leur médiation active, participent à ce mouvement essentiel.

À retenir

  • L’expérience du MAMCO commence par son architecture : l’ancienne usine est la première œuvre à décoder, elle instaure un dialogue entre l’art et le monde réel.
  • Le cartel n’est pas un corrigé, mais votre meilleur allié : il fournit les clés pour comprendre l’intention de l’artiste et passer du jugement à l’analyse.
  • Votre ressenti est toujours légitime, mais il gagne en profondeur une fois que vous avez tenté de comprendre le concept ou le contexte derrière une œuvre, même la plus déroutante.

Vernissages publics au Quartier des Bains : comment profiter de l’art (et du buffet) gratuitement ?

Une fois que vous avez fait vos premiers pas au MAMCO, l’étape suivante pour vous immerger dans la scène artistique genevoise est de participer à un événement emblématique du quartier : la « Nuit des Bains ». Il s’agit de soirées de vernissages communs où toutes les galeries du Quartier des Bains, y compris le MAMCO, ouvrent leurs nouvelles expositions en même temps. C’est une occasion unique de voir une incroyable diversité de créations en une seule soirée, dans une ambiance festive et conviviale.

Ces événements, qui ont lieu quatre fois par an (généralement en mars, mai, septembre et novembre), sont entièrement gratuits et ouverts à tous. C’est le moment où le monde de l’art genevois se retrouve, des grands collectionneurs aux simples curieux, en passant par les artistes et les étudiants. L’ambiance est décontractée, on passe d’une galerie à l’autre un verre à la main, on discute, on observe. C’est l’antithèse de la visite silencieuse et solitaire. Et oui, il y a souvent des buffets et des verres offerts, ce qui ajoute à la convivialité !

Pour en profiter au mieux, voici une petite feuille de route :

  • Repérez les dates : Consultez le site de l’association du Quartier des Bains pour connaître les dates exactes des Nuits des Bains.
  • Arrivez vers 18h : Commencez par le MAMCO et le Centre d’Art Contemporain pour éviter la foule qui s’intensifie plus tard dans la soirée.
  • Soyez curieux : Entrez dans les galeries privées. Personne ne vous demandera si vous êtes un acheteur. Le but est de découvrir.
  • Gardez une certaine étiquette : Restez quelques minutes dans chaque lieu, montrez un intérêt pour les œuvres, même si vous n’accrochez pas. C’est une marque de respect pour le travail de la galerie et de l’artiste.
  • Écoutez : Des médiateurs sont souvent présents pour parler des œuvres. C’est une chance d’avoir des explications en direct.

Maintenant que vous disposez de cette boîte à outils, la seule étape restante est la plus excitante : vous lancer. Osez pousser la porte du MAMCO, que ce soit pour une nocturne, un vernissage ou une simple visite l’après-midi. Mettez ces conseils en pratique et, surtout, donnez-vous la permission de ne pas tout comprendre immédiatement, mais d’apprécier le processus de découverte.

Rédigé par Isabelle Pictet, Historienne de l'art et guide conférencière officielle, issue d'une vieille famille genevoise. Elle est incollable sur l'histoire de la Réforme, l'horlogerie de luxe et les secrets de la Vieille-Ville.